PÂQUE : C’EST  UNE  JOYEUSE  FÊTE  POUR   L’HUMANITE

PASKA : FETIM-PIFALIANA HO AN’NY OLONA REHETRA

 

1 Corinthiens 5,7b : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé ».

 

Pour bien comprendre la Pâque chrétienne, il faut connaître la Pâque juive. La Pâque juive, elle commémore la délivrance des Israélites du pays d’Egypte où ils étaient  esclaves. Avant le dernier fléau (la mort de tout fils aîné), chaque famille avait immolé un agneau sans défaut. On prenait de son sang pour en mettre sur les deux montants et sur la poutre supérieure de la porte d’entrée. Pendant cette nuit, le Seigneur passait à travers l’Egypte et avait fait mourir tous les premiers-nés sauf les premiers-nés des Juifs car le sang est un signe protecteur. C’était la première Pâqujuive.

 

La pâque chrétienne, c’est la commémoration de la résurrection de Jésus. Jésus a été cloué sur la croix, et mis dans un tombeau et ressuscité le dimanche matin. C’est Jésus qui est l’agneau sans défaut et c’est son sang qui sauve les chrétiens.

 

Mais qu’est-ce que l’apôtre Paul veut dire en disant : « Car Christ, notre Pâque a été immolé ». Si Jésus n’a pas été tué en sacrifice, il ne sera pas ressuscité. Alors si Jésus n’avait pas  ètè mort, il n’y aurait pas eu la résurrection et ainsi la joie de la résurrection. D’abord, la mort de Christ, ensuite, la résurrection et enfin la joie. Sans  mort, pas de résurrection, pas de joie.

 

On peut tirer alors trois messages  à partir de ce verset.  Le premier message c’est que la vraie joie  commence toujours par une peine ou souffrance. Comme la joie d’un paysan qui récolte du riz après des travaux pénibles pendant des mois. Comme la joie des étudiants qui obtiennent la réussite après des années douloureuses d’études. Ainsi, notre souffrance physique ou morale d’aujourd’hui, comme la souffrance et la mort de Jésus, précède certainement la joie, comme la joie de la résurrection.

 

Deuxième message : La raison d’être de la fête de Pâque, c’est la résurrection de Christ. Donc, la première chose que nous devrons faire le dimanche de Pâque, au moins, c’est d’aller à l’Eglise pour rendre grâce, pour louer, pour glorifier le Seigneur.

 

Dernier message : Jésus a été ressuscité des morts, c’est-à-dire, notre Dieu est vivant. Alors, il connaît nos problèmes, il entend nos plaintes, nos pleurs. Il voit nos souffrances physiques  et morales. Alors, dis lui tout ; demande lui vos besoins. Prouvez dans vos attitudes, dans vos comportements que le Christ est vivant, notre Dieu est vivant : « Car Christ, notre Pâque a été immolé ».